Suite à la fermeture temporaire de l’exposition Liberté d’impression, le Musée des beaux-arts du Locle (MBAL) et Le Temps lançaient il y a trois semaines, à l’instigation du dessinateur Patrick Chappatte, un grand concours de caricatures. Ouvert à tous et divisé en deux catégories (enfants jusqu’à 13 ans, adultes et adolescents), il a rencontré un vif succès.

Composé de deux collaboratrices du MBAL (Séverine Cattin et Morgane Paillard), de trois dessinateurs de presse (Chappatte du Temps, Vincent l’Epée d’Arcinfo et Herrmann de la Tribune de Genève) et d’un journaliste du Temps (Stéphane Gobbo), le jury a été impressionné par la diversité des approches thématiques et graphiques, lui permettant ainsi d’élaborer un palmarès varié – avec l’ajout de deux mentions spéciales. Outre leur publication dans le quotidien, les dessins retenus seront exposés au musée lors de sa réouverture. Parmi les prix figuraient également des livres et carnets de dessins dédicacés par Chappatte, des entrées au MBAL ainsi que des boîtes de crayons de couleur.


■ Adultes et adolescents – 1er prix

Véronique Déthiollaz, 58 ans, Genève

Au premier abord, ce dessin élaboré séduit par sa complexité esthétique, la richesse de ses détails. Dans un second temps, on se focalise sur le hamster dans sa cage; vient alors le gag, la chute. Ce fonctionnement en deux temps n’obéit pas aux lois classiques du dessin de presse, où normalement on voit tout en une seconde.


■ Adultes et adolescents – 2e prix

Meili Gernet, 30 ans, Lausanne

De par son format original et la vivacité de son trait, ce strip en 13 cases (dont nous ne montrons ici qu’un extrait) à l’élégante approche chromatique amène une narration plus lente, à l’image des rythmes de vie ralentis au temps du confinement.


■ Adultes et adolescents – 3e prix

Camille Cramatte, 29 ans, Bure

On n’est là ni dans le dessin de presse ni dans la caricature, mais dans l’illustration. Il s’agit d’un vrai travail d’artiste, d’une œuvre différente proposant une interprétation personnelle de la pandémie.


■ Adultes et adolescents – Mention spéciale

Flex, 42 ans, Genève

A cause d’un virus qui n’est autre que l’homme, la Terre est malade. Très abouti graphiquement, ce dessin fait passer un message écologique.


■ Enfants – 1er prix

Leny Schneeberger, 8 ans, Court

Quand le virus prend forme quasi humaine, entre le monstre et le clown maléfique. Mêlant dessin et collage, cette œuvre dynamique symbolise parfaitement la difficulté que peuvent avoir les enfants à appréhender cet ennemi microscopique et invisible qu’est le coronavirus.


■ Enfants – 2e prix

Misay Reymond, 13 ans, Uvrier

Comme un croquis pris sur le vif, ce dessin séduit par la fausse simplicité de son trait et la multiplication de saynètes issues du quotidien qui misent sur un comique de répétition.


■ Enfants – 3e prix

Jules Huguenot, 12 ans, Lausanne

Graphiquement simple, ce dessin file une métaphore plus complexe: ces clous qu’il faut enfoncer à défaut de pouvoir les enlever sont à la fois le virus qui doit être combattu et les souffrances tant sociales qu’économiques qui l’accompagnent.


■ Adultes et adolescents – Mention spéciale

Léon Duvanel, 6 ans, Carouge

Quand une ambulance écrase le coronavirus… Un dessin émouvant qui montre comment les enfants perçoivent les professionnels de la santé vus comme les héros du combat contre le Covid-19.