Don DeLillo. Joueurs. Trad. de Marianne Véron. Le Livre de poche, 220 p.

Certains se sont demandé, au lendemain du 11 septembre 2001, si cet événement exceptionnel était prévisible. Ils n'avaient peut-être pas lu ce roman visionnaire, paru en 1977, qui évoquait déjà un attentat contre le World Trade Center. Evoluant dans un monde ultramoderne en décomposition, les personnages de Joueurs se mêlent naturellement à un groupe de terroristes, sans conscience du danger. Confinés dans leurs bureaux du Stock Exchange, imperméables à la vie extérieure, leur existence est vidée de toute émotion véritable. Une observation minutieuse et cruelle des dérives de la société américaine, par un auteur maintes fois primé aux Etats-Unis.