Ludovic Roubaudi. Les Baltringues. Gallimard, coll. Folio, 304 p.

De nombreux artistes ont aimé et célébré le cirque. Pourtant, rares sont ceux qui ont rendu hommage à ces hommes de l'ombre qui montent et démontent les chapiteaux. Sans existence légale pour la plupart, les Baltringues sont les derniers pirates de l'air à travailler sans filet. Ludovic Roubaudi, qui travailla un temps dans un cirque, offre un premier roman à leur hauteur. Un roman beau et triste comme une chanson d'Edith Piaf, émaillé de discours à la Audiard, où l'on «bouillave des gonzesses» et où ça «châtaigne» beaucoup. Un roman où l'on «clape» et claque sa maigre paye chez Maman Rose. Cette femme de 60 ans «enveloppée de quelques kilos de tendresse en trop» fait office de mère à ces clowns dont la vie n'est pas rose tous les jours…