2011 sera, bien sûr, l’année où deux héros de bande dessinée à houppette blonde partent à l’assaut du cinéma, en animation numérique et en relief: Titeuf, pour un film réalisé par son créateur Zep, et Tintin, pour un rendez-vous avec Steven Spielberg qui était fixé depuis trois décennies. Mais un film, qui s’est particulièrement fait attendre, provoque un trépignement plus grand encore parmi les cinéphiles: The Tree of Life, le cinquième long-métrage réalisé par l’Américain Terrence Malick en quatre décennies.

Badlands (1973), Days of Heaven (1978), The Thin Red Line (1998), The New World (2005): l’homme est rare. Mais surtout méticuleux: The Tree of Life était attendu à Berlin en février 2010, puis à Cannes en mai après que son délégué général, Thierry Frémaux, en eut vu un prémontage, puis à la Mostra de Venise…

Sa bande-annonce, diffusée sur YouTube depuis quinze jours et déjà visionnée par près d’un million d’internautes, prédit une sorte de «2001, l’odyssée de l’enfance», où se confrontent l’humanité et les lois de la nature. Ce drame familial avec Brad Pitt et Sean Penn sortira le 27 mai, soit quelques jours après Cannes où, s’il y participe en compétiteur, il pourrait décrocher la Palme d’or.