Il y a deux ans, Terrence Malick semblait achever avec Song to Song une trilogie amorcée avec A la merveille (2012) et Knight of Cups (2015). Construits selon le même schéma, ces trois films se répondaient intimement. Multiplication des voix-off, caméra constamment en mouvement, musique omniprésente, narration réduite à quelques péripéties évanescentes: le réalisateur américain creusait là le sillon, après The Tree of Life (Palme d'or 2011), d’un cinéma impressionniste se vivant comme une expérience sensorielle et esthétique.

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