Cinéma 

«The Current War», allume-moi si tu peux

Alfonso Gomez-Rejon raconte mollement la guerre de l’électricité qui avait opposé, à la fin du XIXe siècle, Thomas Edison et George Westinghouse

«Messieurs, j’espère que vous avez apporté vos carnets de chèques.» Dans un champ perdu au milieu du New Jersey, Thomas Edison fanfaronne. En un claquement de doigts, voilà que des dizaines d’ampoules placées autour de lui s’allument. On dirait de la magie, mais c’est juste de l’électricité. Et en 1880, l’électricité n’est pas un acquis, mais une promesse.

The Current War – son titre ne ment pas – évoque la guerre pour le courant que se sont livrés, à la fin du XIXe siècle, Edison et George Westinghouse. Tandis que le premier était un pur inventeur, derrière le second se cachait également un homme d’affaires pragmatique. Et alors qu’Edison était un apôtre du courant continu, Westinghouse misait, lui, sur le courant alternatif. Qui a cet avantage de pouvoir transporter l’électricité beaucoup plus loin, et donc de potentiellement pouvoir illuminer des villes entières. Comme en temps de guerre tous les coups sont permis, Edison va alors tenter de convaincre l’opinion publique que le courant alternatif n’est pas sans danger, qu’il peut s’avérer létal lorsqu’il n’est pas maîtrisé.