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Anthony (Michael Riendeau) disparaît dans le quartier boisé d’une ville canadienne.
© CTV/RTS

fiction tv

«The Disappearance», l’absence criante

La RTS montre ce dimanche soir une passionnante mini-série québécoise avec une distribution anglophone, dont Peter Coyote, qui détaille la disparition d’un garçon dans un quartier résidentiel

Ce qui frappe de prime abord dans les premiers temps de la mini-série The Disappearance, montrée par la RTS dès ce dimanche, c’est son ellipse. Entre le premier et le deuxième épisode, deux ans se sont écoulés. L’histoire ne se déroule pas du tout de manière linéaire dans ces deux chapitres fondamentaux.

Durant le deuxième, le père d’Anthony (incarné par Aden Young, Rectify) se noie dans l’alcool, le grand-père (Peter Coyote, Les 4400) souffre de crises périodiques et abat l’arbre symboliquement planté le jour du drame. Le monde dépeint d’entrée de jeu semble s’écrouler.

A propos de «Rectify»: Les subtiles questions sur la justice de «Rectify»

La carte indiscrète du quartier

Anthony est un garçon de 10 ans malin et curieux, dans cette banlieue résidentielle boisée d’une ville canadienne. Très curieux: il en arrive à élaborer une carte détaillée du quartier, avec toutes les précisions, les secrets des voisins, des photos compromettantes prises au Polaroid… Il se fait enguirlander à l’école et à la maison. Seul le grand-père, un ancien juge, le défend. Pour des raisons qui remontent à loin dans son passé, le vénérable est proche d’Anthony, alors que les parents de celui-ci sont en cours de divorce. Le jour de ses 10 ans, il se livre avec bonheur à un jeu de piste dans la ville, organisé par le grand-père.

Et il disparaît.

The Disappearance constitue une mini-série de six épisodes au démarrage aussi passionnant que troublant. Bien sûr, la disparition forme le socle de la tragédie. Elle révèle les non-dits, éclaire les béances, en même temps qu’elle dissout la famille comme la communauté. Anthony était peut-être trop présent aux yeux de certains: désormais, son absence se révèle trop criante. Et sa recherche va devenir sa seule raison d’être, d’avancer, de vivre, pour les proches, dans un tourbillon de doutes.

Une production complexe

Le thème de la disparition est en vogue, dans les séries comme au cinéma. The Disappearance l’aborde avec cohérence. Le feuilleton n’a pourtant pas été facile à monter. Les auteurs Normand Daneau et Geneviève Simard ainsi que leurs producteurs, tous Québécois, ont dû viser une distribution en partie américaine, avec Peter Coyote comme figure de proue. Raison de plus de jeter un œil sur cette curiosité.


«The Disappearance», RTS Un, dimanche 26 août dès 22h45.


Retrouvez notre parcours sur l’histoire des séries TV.

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