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Denzel Washington est l'Equalizer
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sortie

«The Equalizer 2», une contre-attaque sans pitié

Il restait des trucs à équalizer. Robert McCall reprend donc du service 

Après avoir fait de la marmelade avec les pires brutes de la mafia russe (événements rapportés dans The Equalizer, 2014), Robert McCall (Denzel Washington) s’est retiré des affaires. Il mène une vie tranquille dans son petit immeuble, conduit un taxi pour gagner sa vie et lit A la recherche du temps perdu dans ses moments libres. Une chose qu’il ne supporte pas, c’est qu’on agresse les prostituées. Une petite bande de fils à papa l’apprend à ses dépens. En moins de trente secondes, montre en main, Robert retrouve ses réflexes d’equalizer, cassant une demi-douzaine de nez et de bras.

Pendant ce temps, à Bruxelles, son ex-collègue et amie Susan Plummer est assassinée. Cela mérite vengeance. Tout en prenant sous son aile un jeune de l’immeuble hésitant entre deux voies professionnelles, le gang et les comix, l’ancien des services secrets scrute d’innombrables vidéos, reprend contact avec Dave, son partenaire, qui le croyait mort, et déduit que son frère d’armes est bien l’assassin. Les deux machines à tuer engagent une lutte fratricide tandis qu’enfle l’ouragan qui va dévaster la côte est.

Os brisés

Depuis Charles Bronson, les justiciers se sont multipliés à l’écran sous les traits de Bruce Willis (Die Hard), Matt Damon (Jason Bourne) ou Tom Cruise (Jack Reacher, Mission: impossible). Robert McCall partage avec ces assassins assermentés une même aisance dans l’art de tuer, à mains nues ou avec des armes. Il s’en distingue par une cool attitude, une activité intellectuelle (la lecture), des préoccupations sociales. Il souscrit davantage au réalisme: le combat à la déloyale ne le rebute pas. Il laisse des visages tuméfiés et des os brisés. Il est Noir aussi et c’est le grand Denzel Washington qui l’incarne. Quant au metteur en scène de la franchise, Antoine Fuqua (Shooter, Les sept mercenaires), il n’est certes pas un poète, mais manifeste une forme d’élégance dans l’efficacité. Le règlement de compte final (quatre mercenaires lourdement armés contre Bob. Qui s’en sort vivant?) se déroule dans une bourgade de bord de mer balayée par la tornade. Il ne manque ni d’inventivité visuelle ni de panache.


«The Equalizer 2», d’Antoine Fuqua (Etats-Unis, 2018), avec Denzel Washington, Pedro Pascal, Ashton Sanders, 2h01.

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