Le premier maître de The Essex Serpent, c’est son directeur de la photo, David Raedeker. On peut ricaner des pluies et de la grisaille de la Verte Albion, mais sans conteste, le climat n’y atteint quand même pas une telle constante obscurité. Entamer la série d’Anna Symon, c’est d’abord entrer dans un paysage de landes dépressives, les bottes dans la boue, et pas un rayon de soleil pour trouer la sinistre nappe qui couvre les paysages comme les gens. De manière subtile, à chaque épisode, la luminosité augmente, sans dissiper pour autant les brumes intérieures des protagonistes.