Les têtes chenues se souviennent des réclames au fond des bistrots pour des apéritifs d’avant-guerre, Suze, Byrrh, Birlou, Dubonnet, Guignolet, Rinquinquin, Jifran Goudron et autres vermouths qu’on dégustait avant de prendre le volant. Wes Anderson, francophile de Houston, Texas, n’a pas oublié ces sirops à 18 degrés. Au début de The French Dispatch, il en emplit de petits verres et godets qu’un serveur en tablier porte au dernier étage d’une maison biscornue, apparaissant et disparaissant de fenêtre en palier extérieur, de monte-charge en galerie comme Jacques Tati quand il rentre chez lui dans Mon Oncle.