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L’histoire de «The Halcyon» se déroule dans les couloirs d’un hôtel de luxe londonien, à partir de mai 1940.
© Des Willie/Halcyon Gallery

série tv

«The Halcyon», Londres 1940, glamour malgré les bombes

La RTS diffuse depuis peu «The Halcyon», attachante histoire de famille dans un grand hôtel de Londres en 1940, sous les bombardements

Le glamour, sous les bombes. C'est ce qu'on peut découvrir depuis le 27 décembre sur la RTS avec The Halcyon, sympathique drame dynastique. L’histoire se déroule dans les couloirs d’un hôtel de luxe londonien, à partir de mai 1940.

A ce moment-là, le Royaume-Uni est en guerre contre l’Allemagne depuis quelques mois et, malgré la défiance des partis, Winston Churchill va devenir premier ministre. A l’hôtel Le Halcyon, le propriétaire, Lord Hamilton, mène grand train en recevant sa maîtresse dans la suite royale. Mais voilà, il décède d’une attaque cardiaque. Le fils aîné doit reprendre les commandes et commencer par licencier le directeur, incarné par l’excellent Steven Mackintosh, accusé d’avoir couvert les traîtrises maritales du défunt. Or le jeune soldat est amoureux de la fille de ce directeur (Hermione Corfield, minois vigilant)…

Excellente reconstitution historique

L’ambiance de la série, en huit épisodes, joue des contrastes entre l’exubérance dansante des soirées au bar de l’hôtel, animées par le jazz du Sunny Sunnivale Band, et l’austérité imposée par les alertes d’attaques aériennes. Avec son attention au rôle stratégique du personnel, The Halcyon a un petit air de Downton Abbey, mais la créatrice Charlotte Jones sait épouser l’époque de sa fiction.

A ce sujet: Gloire à la comtesse douairière: un ultime hommage à «Downton Abbey»

Ou presque: on regrette que l’histoire immédiate ne soit tout de même pas plus présente au fil des chapitres. Il y a bien des échos de la tourmente, comme l’animosité provoquée par l’arrivée d’un Autrichien (donc un Boche) à la cuisine, ou le sentiment d’écrasement et de solitude ressenti, vu de Londres, lors de l’annonce de la chute de la France, en juin.

Cependant, en injectant des intrigues secondaires par épisode qui ne sont pas toujours passionnantes, l’auteure semble ne pas vouloir choisir un cap précis pour sa série. Elle se repose sur le couple de tourtereaux, certes pétillant mais dont la charge – faire tenir ce feuilleton – paraît bien lourde. L’excellence de la reconstitution historique, et des acteurs, fait néanmoins de The Halcyon une saga attachante.


The Halcyon, RTS Un, le mercredi à 22h50.

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