hip-hop

The Miseducation of Lauryn Hill, par Lauryn Hill

Petit corps fourbu, grande voix craquelée. A cette époque, Lauryn Hill sort du plus grand tube de l’histoire du rap, avec le groupe The Fugees. Ils en ont marre les uns des autres, elle veut chanter seule, entourée d’une meute d’artistes, de producteurs et de vampires. Elle convoque D’Angelo, Carlos Santana, Mary J. Blige, des potes de passage, une équipe qu’elle gère comme elle peut, avec démesure. C’est un album concept, qui pique à la littérature africaine américaine, à l’expérience du vide et aux musiques noires. Lauryn Hill, c’est le paradoxe des années 90, édite une chose grandiloquente mais qui passe pour du cousu-main. Cette bible hip-hop devient le canon à suivre, des millions de dollars investis pour un bricolage collé à la chaux. Hippie yuppie.

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