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«The Society», robinsons cruauté

Netflix lance une série qu’on peut dépeindre comme une «Lost» ado sans plages, et post-#MeToo. Elle brasse tout, sans en faire trop

Attention spoilers! Cet article dévoile certains éléments de l’intrigue. Si vous ne souhaitez pas les lire, vous pouvez les masquer. Masquer les spoilers

Il vaut la peine de (re)lire Sa Majesté des mouches, le classique de William Golding paru en 1954. Parce que le futur Prix Nobel de littérature écrivait une terrible fable sur l’humanité peu à peu ramenée à elle-même, sans civilisation. Et parce que, manifestement, de nombreux scénaristes, notamment de séries, l’ont lu à l’école et le métabolisent une fois adultes.

Les îliens de Golding avaient une forte proximité avec ceux de Lost, de 2004 à 2010. Après quelques autres traces, voici que The Society, dévoilée récemment par Netflix, revient aussi au credo des mouches, les plages brûlantes en moins.