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«The Spy», l’espion qui s’aimait

OCS et Netflix montrent une série sur le parcours, réel, d’un espion israélien incarné par Sacha Baron Cohen, qui, dans les années 1960, a gravi tous les échelons de la hiérarchie en Syrie. Jusqu’à se brûler. Une mini-série abordable

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C’est une vie grandiose jusqu’à la chute, que le scénariste cristallise par un beurrier. Couple amoureux et agité, l’Israélien d’origine égyptienne Eli Cohen (Sacha Baron Cohen) et sa femme Nadia (Hadar Ratzon-Rotem) se réconcilient parfois en pleine nuit en sortant du frigo le beurre dans sa plaque à couvercle blanc, et en grignotant des tartines. Plus tard, au pire de sa mission d’espion en Syrie, Eli sort le beurrier de son frigo, quand Nadia le fait aussi à Tel Aviv.

Créée, coécrite, réalisée et coproduite par l’Israélien Gideon Raff, qui avait conçu Prisoners of War devenue Homeland aux Etats-Unis, The Spy, en ce moment sur OCS et Netflix, raconte la vie d’Eli Cohen dès son ascension en 1961, soit la date de son entrée dans une autre identité. La mini-série s’appuie sur le livre, paru en français, L’Espion qui venait d’Israël.