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«The L Word», devenue banale

La sulfureuse série lesbienne du début des années 2000 revient sous la bannière «The L Word, Generation Q». Un retour sympathique mais qui accroît le caractère gentiment soap du feuilleton

On les retrouve avec plaisir, les figures historiques de The L Word. La pétulante Alice (Leisha Hailey), la sérieuse Bette (Jennifer Beals), la ténébreuse Shane (Katherine Moennig). Elles reviennent de loin – et au demeurant, leurs actrices n’ont quasiment pas vieilli, c’en est troublant. Ces personnages ramènent de lointains souvenirs. «Sulfureux. Et surtout brillant», écrivait l’auteur de ces lignes dans Le Temps en 2006. A l’époque, de 2004 à 2009, la série, créée par Ilene Chaiken, était comparée à Sex and the City: la même franchise à propos de sexe, la même crudité de langage. Mais elle en constituait le versant lesbien, ce qui affolait les foules plus encore.

Nos émois en 2006: Le mot en elles