Après ses explorations insulaires de Venise (San Michele, Seuil, 2014) et La Havane (Barroco bordello, Seuil, 2020), Thierry Clermont poursuit sa quête d’un ancrage possible sur cette terre avec La Balade de Galway. «Au commencement était le verbe», ces paroles de la Création semblent résonner dans toutes les errances du baladin français. Car tout chez lui est un hommage à cette chose magique – les mots d’une langue ou d’une autre: le vénitien, le russe et l’italien dans San Michele, le castillan, l’anglais et le russe encore dans Barocco bordello et, dans cette Balade de Galway, l’anglais et le gaélique, mâtiné de tournures et de noms latins (chez ce sensuel laïcard, le sacré n’est jamais loin).

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