L’Association du Festival international de films de Fribourg (FIFF) a désigné M.Jobin jeudi à l’unanimité au cours de son assemblée générale extraordinaire. Elle lui a confié un mandat de trois ans, a-t-elle indiqué vendredi dans un communiqué de presse.

Présidente du festival, l’ancienne conseillère d’Etat Ruth Lüthi s’est montrée heureuse de ce choix. M. Jobin a entièrement séduit les responsables du FIFF «avec son profil, sa passion pour le cinéma, son engagement captivant et ses idées originales».

Selon elle, sa grande expérience, son esprit critique et son amour pour le film et le festival lui permettront de développer davantage l’ouverture programmatique des dernières années. M.Jobin se montre pour sa part très honoré et fier de pouvoir succéder aux deux précédents directeurs, Martial Knaebel et Edouard Waintrop.

Grâce à eux, le FIFF dispose désormais d’un «immense capital de sympathie et d’un potentiel énorme». Au cours des 24 éditions, la notion de Sud, en particulier de «cinéma du Sud», a été profondément transformée. M. Jobin est bien décidé à mettre tout en oeuvre pour faire du FIFF un avant-poste pour la défense de la diversité dans les salles suisses.

Aujourd’hui responsable cinéma du quotidien «Le Temps», où il est journaliste depuis la création du quotidien en 1998, âgé de 42 ans, Thierry Jobin s’est lancé dans la critique de film dès l’âge de 16 ans. En 1992, alors qu’il termine ses études à l’Université de Fribourg, il est engagé par «Le Nouveau Quotidien» comme correspondant fribourgeois pour couvrir le FIFF.

C’est le coup d’envoi d’une carrière de journaliste qui se décline, depuis, en de nombreuses occupations: programmateur et organisateur de festivals de films dans le Jura et à Bienne, envoyé spécial dans les festivals du monde, enseignant en critique de films, juré, expert et rédacteur.