On commence par compter avec lui les autobus qui passent sous son balcon de la rue des Délices, à Genève, pour se glisser au fur et à mesure dans son quotidien. L’aubette et ce qu’elle promet de nouvelles histoires, la «posture professionnelle» – ce sont ses mots – qu’il affine depuis sa chambre puis très vite sur le banc à côté de John, son aventurier du jour. Thierry Mertenat, le critique culturel devenu localier «pour la vie», se dit privilégié de détenir une carte de presse. Il est un fier fait-diversier.