Les dédales d’Avignon sont déjà les siens. Tiago Rodrigues, 44 ans, pénètre à l’instant dans le jardin de l’hôtel La Mirande, ce palace digne de Visconti où perfides d’une nuit, dandys et gratte-papier complotent. Il est 21h et le Palais des Papes lui fait du genou. Dans une heure, il se glissera tout près de la régie, tout en haut du gradin où s’agglutinent 2000 passagers. Il fera corps alors avec sa Cerisaie d’Anton Tchekhov, cette pièce qui est un adieu au siècle des tsars, un bonjour tristesse à la mode russe. Champagne, mes amis.