Un chevalier se réveille, s’arme, monte sur son cheval et entre dans la forêt, en quête d’«aventures». Quoi de plus convenu, quoi de plus banal? Et pourtant, quoi de plus enchanteur que les quelque 12 000 vers octosyllabes qui vont suivre et nous offrir l’histoire du Chevalier aux deux épées? Comment se fait-il que le roman médiéval continue à exercer sur nous une telle fascination? Lire cette histoire du XIIIe siècle, publiée simultanément avec sa traduction en français moderne, oblige à se poser la question.