Le Geneva International Film Festival a démarré au mitan des années 1990, sous l’appellation modestement francophone de Tout Ecran. A l’époque, éprise de 7e art, l’intelligentsia méprisait les produits télévisés. La manifestation a osé mettre sur pied d’égalité les productions télévisuelles et cinématographiques. Un quart de siècle plus tard, les séries affolent la planète, et le petit écran, sous toutes ses formes, fait la nique au grand. Perpétuant sa mission de défrichage, le GIFF invite à «une conception englobante de la création audiovisuelle qui va du cinéma aux jeux vidéo en passant par le XR», c’est-à-dire la «réalité virtuelle, augmentée et mixte».