En Vitrine

«Treize histoires courtes pour marquer le temps», de Sholem Aleikhem

L’humour juif en vitrine dans trois publications récentes

C’est dit-on, avec Isaac Basevitch Singer, l’un des auteurs dont les écrits reflètent le mieux le «yiddishland» disparu. Les Editions Metropolis rendent hommage à Sholem Aleikhem, de son vrai nom Sholem Rabinovitch (1859-1916), en publiant ces 13 Histoires courtes pour marquer le temps, scénettes drolatiques et pathétiques traduites du yiddish par Arthur Langerman et Ariel Sion. L’humoriste, qui publiait souvent ses textes en feuilleton, croque avec malice et délices tout un monde de petites gens, petits-bourgeois d’Europe orientale aux prises avec des tasses de thé, des commérages, des cartes à jouer. Sholem Aleikhem, né dans l’Empire russe et qui s’exila à Genève et à New York, ouvre également une vaste anthologie de l’humour juif en littérature, intitulée L’Humour juif (1060 p.). Elle paraît chez Omnibus et accueille, aux côtés de Philip Roth, Shalom Auslander et Michael Chabon et bien d’autres, l’écrivain suisse Jean-Luc Benoziglio avec un extrait de Cabinet portrait (1980). De son côté, Franck Médioni présente Le Goût de l’humour juif dans la petite collection voyageuse du Mercure de France (147 p.).

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