Des surprises attendent les lyricomanes à la réouverture de l’Opéra. Le maire de Genève Rémy Pagani ne cache pas son enthousiasme à mi-parcours des travaux. C’est que derrière les bâches de protection du chantier se cachent des découvertes.

Il y a les extensions, qu’on ne voit pas. Environ 700 m2 en tout. De nouvelles salles de répétition pour le chœur et le ballet ainsi que des vestiaires prendront place en sous-sol, éclairés par des plaques de verre dans le trottoir. La toiture ou les bureaux administratifs seront aussi à l’écart du regard.

Révolution

Mais pour le visible, ce sera la révolution dès l’entrée. Des trésors ont été mis au jour. Sur les murs et plafonds du grand hall, les anciens marbres et stucs avaient été recouverts de placages lors de la reconstruction après l’incendie de 1951. Dans le quart du bâtiment épargné par les flammes, tout a été dévoilé.

Du côté du foyer, on découvrira les teintes d’origine avec les fresques de 1860 recouvertes de peinture. La moquette a été décollée du parquet d’accueil du foyer. Les moulures du plafond repeintes à la feuille d’or vivifient les lyres d’angles, et tous les détails assombris par le temps et la fumée des cigarettes seront ravivés.

Renforcer la qualité d’accueil du public

En sous-sol, les faux plafonds de l’ancien bar cachaient une voûte en brique, et autour, des salles inoccupées accueilleront cafétéria, cuisine avec monte-charge, snack et buvette. Cela renforcera la qualité d’accueil du public (environ 250 personnes) et rentabilisera l’usage des lieux.

L’édifice historique scintillera en septembre 2018. Rémy Pagani espère pouvoir obtenir les plus de 4 millions de «divers et imprévus» amputés au budget initial de 67 millions. Et il a trouvé 3,9 millions supplémentaires, grâce à un mécène anonyme et au Canton.