Ce sont de simples briques blanches, mais leur apparition sur l’écran fait comme une déflagration. Le public les guettait, tout comme les premiers riffs électriques d'Another Brick in the Wall. Les lumières s’embrasent, les membres se balancent frénétiquement et bientôt tout le monde entonne que nous n’avons pas besoin d’éducation – «We don’t need no education». Ce samedi soir d’avril sur la scène de la Salle Métropole, à Lausanne, une audience exaltée, proche de la communion transcendantale – certains dansent au pied de la scène – acclame Pink Floyd. Ou plutôt, huit musiciens devenus Pink Floyd le temps d’un concert.