Louise-Michel (2008) Après une délocalisation brutale, les ouvrières restées sur le carreau décident de mettre en commun leurs primes de licenciement pour faire buter le patron voyou. Louise (Yolande Moreau) débusque un tueur à gages minable (Bouli Lanners) au fond d’un camping miteux. Dédiée à une fameuse communarde, cette apologie surréaliste de l’éradication du capitalisme et farce noire procédant de la sociologie du désespoir est une mesure de salubrité publique.

Mammuth (2010) Jeune retraité, Serge Pilardosse (Gérard Depardieu), dit Mammuth, enfourche sa bécane, une Mammut 1200 de 1972, et part rechercher chez divers ex-employeurs les «papelards» qui lui manquent pour toucher une retraite décente. Ce road movie l’emmène dans les recoins de la France d’en bas jusqu’aux confins de l’art brut. Eloge de la lenteur et de la chaleur humaine, ce voyage initiatique à rebrousse-poil pose une morale de la décroissance.

Near Death Experience (2014) Burn-outé, licencié, Paul (Michel Houellebecq) s’enfile un cubi de rosé et file sur son vélo dans la montagne. Ajournant son projet de se jeter dans le vide, il passe trois jours à traîner sa déréliction parmi la rocaille. Juste un homme face l’immensité… Cette méditation sur l’art de mourir se pose comme le film grolandais le plus minimaliste, le plus radical, le plus nihiliste, le plus mélancolique. Et se double d’une forme de documentaire indirect sur Houellebecq.


A propos de «I Feel Good»