Quinze kilos pour le plus gros. Un mètre quinze pour le plus haut. Un niveau saisissant de décibels et un registre couvrant quatre octaves depuis la note la plus basse de l’orchestre. Le tuba est un sacré numéro. Le mastodonte de la catégorie des cuivres est souvent placé en bordure de sa rangée de pupitres, pour ne pas trop écraser le groupe avec sa sonorité puissante et grave. Mais c’est un malabar discret, qui sait aussi s’intégrer avec délicatesse dans la masse instrumentale.

Le costaud devient aussi étonnamment agile, sensible et ailé quand il se fait virtuose. Elément fondamental de l’orchestre, il est pourtant très mal connu du public. Dès ce soir, il n’y aura plus aucune excuse d’ignorer ce grand délaissé des feux de la rampe. Un tout nouveau concours, né d’un premier festival en 2017, voit le jour au Studio Ansermet de Genève. La finale, qui révèle les lauréats des événements sélectifs, se tiendra dimanche. Entre ces deux dates, les épreuves révéleront de jeunes talents promis à de belles carrières orchestrales, enseignantes ou solistiques, en musique de chambre ou en duo.