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«Qui a tué Tokuyama Daigoro?», un macchabée à l’école

Proposée pas Amazon Video, «Who Killed Tokuyama Daigoro?» est une série japonaise curieusement théâtrale, qui raconte l’enquête de lycéennes après la mort de leur prof

Elles arrivent un matin à l’école, dans leur classe, la 3-C, et voilà que leur professeur principal est assis dans une drôle de posture, la tête en arrière, sur une chaise, au milieu de la salle. Il est mort. Cris et affolements dans cette école japonaise privée pour filles. L’intrigue s’enclenche dès le moment où les élèves prennent une étonnante décision: n’en parler à personne et cacher le corps dans un casier. Ceci, afin d’enquêter sur l’assassinat du prof, puisque c’est un meurtre.

Très vite, les choses vont se compliquer: il devient difficile de garder toute discrétion sur ce macchabée qui stagne au fond de la 3-C, au point qu’il faut ensuite l’enterrer dans la cour. Pas de chance, des travaux de terrassement commencent. En parallèle, une piste s’esquisse, quant au motif du crime.

Le cadavre chamboule l’école

Qui a tué Tokuyama Daigoro?, traduction littérale du titre japonais, est une curiosité que l’on découvre sur Amazon Prime Video. La série de 12 épisodes a été diffusée en deuxième partie de l’année passée, portée par la popularité de certaines jeunes actrices membres d’un girls band. Bien sûr, ce feuilleton de suspense agité ne résume pas à lui seul la création japonaise du moment. Mais il présente une démarche originale en matière de fiction au lycée.

Ici, pas de chichis sentimentaux ni de frictions maîtres-élèves: l’univers scolaire tourne autour de ce cadavre ricanant. La réalisation se révèle assez hystérique, ce qui, au pire, agace et, au mieux, reflète la frénésie des SMS qui vibrionnent entre les élèves.

Une théâtralité assumée

Outre sa trame plutôt bien tenue, le caractère étonnant de cette Who Killed Tokuyama Daigoro? tient à son dispositif. Les auteurs s’offrent le luxe, périlleux, d’animer 21 protagonistes écolières, même si trois d’entre elles dominent le jeu. Ils assument la complète théâtralité du cadre, puisqu’on ne sort presque jamais de la salle de cours – au plus loin, on fait quelques expéditions dans les couloirs. Même la cour n’est pas montrée. Un choix qui donne son originalité à cette investigation scolaire collective.


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