A n'importe quelle seconde, il y a quelque part dans le monde une représentation du Cirque du Soleil*. C'est dire si l'usine à show-biz mondialisée du Québec (propulsée par Hollywood) méritait, jeudi dernier sur TSR2, une édition de Phenomania, après La Marche de l'empereur et juste avant Zep et Titeuf (je 2 à 20 h 05, même chaîne).

Phenomania analyse les blockbuster s culturels. Et aligne les chiffres: 11 spectacles qui tournent simultanément sur la planète, 50 millions de spectateurs en 2005, 500 millions de chiffre d'affaires bon an mal an, dont 10% en produits dérivés. Là où un Européen aurait des préventions (le succès est suspect), le Nord-Américain ne craint pas la popularité.

Guy Laliberté, fondateur du Soleil, en a quasiment fait une religion depuis 1982: pas d'animaux, rien que d'anciens sportifs, un langage universel où il n'y a rien à comprendre. Juste du plaisir, clame-t-il, alors qu'il détient 95% du capital. C'est ce qu'on appelle du business show.

*De retour à Genève (plaine de Plainpalais) avec «Dralion», du 10 au 26 mars 2006 (loc. TicketCorner et Fnac).

Post-scriptum: un docu à ne pas manquer cette semaine: la formidable «Odyssée de la vie» de Nils Tavernier, mardi 31 à 20 h 50 sur France2 (lire LT du 9.1.2006).