La discographie lisztienne est pléthorique. Alfred Cortot (la Sonate), Vladimir Horowitz (génial et inégal), Sviatoslav Richter, Lazar Berman (Etudes d’exécution transcendante, Années de pèlerinage) sont des jalons essentiels. Le pianiste cubain Jorge Bolet fut un interprète élégant et racé de Liszt. On écoutera ses enregistrements tardifs pour Decca, mais il est encore meilleur dans un récital sublime réédité chez RCA (Bolet Rediscovered). Le Chilien Claudio Arrau cultivait un son plantureux et marmoréen. Son legs chez Philips (Sonate, Etudes d’exécution transcendante) est immense. György Cziffra fut l’interprète rêvé des Rhapsodies hongroises (EMI). Martha Argerich a marqué de son instinct très sûr la Sonate (DGG). Le jeune Daniel Barenboim a signé une splendide Première Année de Pèlerinage (DGG). Parmi les jeunes pianistes, on écoutera le Français Bertrand Chamayou dans les Etudes d’exécution transcendante (Sony), même si le son n’est pas aussi grand qu’on pourrait l’espérer. J. S.