Un train perdu dans l’immensité russe, la Seconde Guerre mondiale en arrière-plan historique, une idylle entre un intellectuel et une jeune femme aussi candide que pétillante: le roman de Vsevolod Petrov a tous les ingrédients d’un roman de gare un peu facile. S’il a le potentiel pour plaire au plus grand nombre, il rebutera peut-être le lecteur méfiant, voire échaudé par l’évocation en apparence racoleuse d’une «Manon Lescaut russe». Pourtant, ce récit a bien plus à apporter et à conter qu’une simple histoire d’amour au milieu des combats. Sa non-publication en Russie soviétique n’a d’ailleurs rien de surprenant.

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