On avait quitté Mia Hansen-Love il y a six ans déjà sur L’Avenir, avec Isabelle Huppert dans le rôle d’une professeure de philosophie qui voyait sa vie lui filer entre les doigts. Voici cette cinéaste précieuse enfin à nouveau officiellement distribuée chez nous, après deux films inédits en langue anglaise, Maya et Bergman Island. Pas de chance, ce plus modeste Un beau matin paraît surtout confirmer le risque de banalisation qu’a toujours couru son cinéma, à viser la justesse et la délicatesse dans l’expression de l’intime. Sans trop d’apprêts, on est en effet invité cette fois à suivre, à Paris, le quotidien bousculé d’une jeune veuve avec une petite fille. Encore heureux qu’il s’agisse de Léa Seydoux!