L'actualité de Philippe Jaccottet est bourgeonnante. Aux deux recueils de poèmes évoqués ci-dessus s'ajoutent:

• Rainer Maria Rilke, Les Elégies de Duino, traduction et postface par Philippe Jaccottet, La Dogana, 115 p. (édition bilingue)

C'est en été 1941 que Philippe Jaccottet, à l'âge de 16 ans, traduit quelques premiers passages des Elégies de Duino, le chef-d'œuvre de Rilke. La traduction intégrale qu'il propose aujourd'hui, soixante-cinq ans plus tard, couronne donc une très longue fréquentation du poète de Muzot, dont il a donné en particulier, aux Editions du Seuil, un recueil de poèmes et un Rilke par lui-même, et chez Gallimard, la Correspondance à trois, avec Boris Pasternak et Marina Tsvétaïeva.

Dans cette version française des dix Elégies, c'est essentiellement l'ample musique rilkéenne qui nous est restituée avec une précision rigoureuse, ses enjambements, ses ruptures, sa grande respiration, continuellement modulée et bruissante d'images et de visions.

• Philippe Jaccottet, Die Lyrik der Romandie, traduit en allemand par Elisabeth Edl et Wolfgang Matz, Nagel & Kimche, 262 p.

Dans cette belle anthologie bilingue, Philippe Jaccottet présente un choix fourni de textes de dix-sept poètes romands: de Ramuz à José-Flore Tappy. L'excellente traduction, à quatre mains, est l'œuvre des traducteurs de Jaccottet en allemand.

• A signaler encore une publication récente: Michèle Monte et André Bellatorre, Le Printemps du temps. Poétiques croisées de Francis Ponge et Philippe Jaccottet, Publications de l'Université de Provence, 347 p.