A Tokyo, un café idéal pour écrire

Besoin d’un coup de pouce pour terminer un manuscrit? Rendez-vous au Manuscript Writing Café, dans le quartier de Koenji, à Tokyo. Imaginé par l’auteur japonais Takuya Kawai, le principe est simple: il ne vous laissera pas quitter les lieux tant que votre objectif de travail n’aura pas été atteint.

Boissons, collations, connexion wi-fi et matériel informatique à disposition, toutes les conditions sont réunies pour avancer son travail dans les meilleurs délais. A son arrivée, l’auteur renseigne sur carte le nombre de mots qu’il souhaite rédiger et dans quel temps il doit le faire, puis il se met au travail. Si le contrat n’est pas rempli à la fin du temps imparti, impossible de payer et donc de quitter les lieux…

Autre particularité, il est possible de choisir comment sera suivie son avancée: remarques sur un ton léger ou la pression menaçante d’une surveillance plus fréquente, le personnel s’adapte aux besoins de chacun. Le propriétaire a déclaré qu’il espérait que les règles strictes aideraient les gens à se concentrer: «Plus que pour les surveiller, je suis ici pour les soutenir.»


Des lectures mortelles

Les goûts et les couleurs… se discutent, quand ces dernières peuvent être toxiques! C’est le cas du vert émeraude, couleur chérie durant l’époque victorienne en Angleterre réalisée grâce à un savant mélange de potassium, de cuivre et d’arsenic.

Ce pigment servant à relier la toile des livres, de nos jours de nombreux livres contiennent encore de l’arsenic qui survit dans le temps. Et bien que l’on reste loin de la dose létale, les complications pour les personnes qui les manipulent n’en restent pas moins désagréables: démangeaisons, problèmes respiratoires ou encore nausées.

Ainsi est né le Poison Book Project, afin de localiser, cataloguer et sécuriser tous ces volumes pour mettre hors de danger libraires, bibliothécaires et chercheurs, les plus à même de les manipuler. Melissa Tedone, responsable du laboratoire de conservation de la bibliothèque du Winterthur Museum, dans le Delaware, est à l’origine du projet. Michael Gladle, un consultant pour le projet, suggère d’ores et déjà que «les personnes qui ont accès à ces livres anciens à des fins de recherche devraient porter des gants et utiliser un espace spécifique pour examiner ces livres».


#FreeAllWords

Continuer à faire entendre la voix des auteurs persécutés et transmettre leurs messages. Tel est le but de la levée de fonds #FreeAllWords. A l’initiative de l’association d’auteurs de Suisse, A*dS, de Forfatter Forbundet (Norvège) et de l’Union des écrivains biélorusses, les fonds seront coordonnés par l’EWC.

«Compte tenu de la situation actuelle en Ukraine, en Biélorussie, mais aussi en Russie et de la persécution des professionnels des médias qui critiquent Poutine, il est essentiel de faire entendre la voix des écrivains menacés, harcelés et touchés par la guerre – en Europe et dans le monde entier» explique l’EWC.

Pour ce faire, il annonce son projet: «Publier au moins un million de mots pour la paix et la liberté d’expression, pour la compréhension entre les cultures et les nations, et comme contribution clé pour convaincre les gens qu’il existe une société libre, démocratique, pacifique et inclusive.»

Les fonds serviront à rémunérer auteurs et traducteurs pour la production et la diffusion partout en Europe et dans le monde de textes courts de tout type, à travers de nombreux canaux de communication aussi bien numériques qu’imprimés. Les premiers textes, attendus pour les mois de juin et juillet, seront traduits et publiés dans 31 pays.


Des frais de port minimums pour les livres en France?

Le 28 avril, l’Autorité française de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) a diffusé des recommandations quant à l’instauration de frais de port minimums pour les livres. Une consultation publique a aussi été ouverte jusqu’au 27 mai pour s’assurer de la pertinence de ce projet. Régi par la loi du 30 décembre 2021, qui prévoit que «les frais de livraison de livres neufs doivent être facturés dans le respect d’un montant minimum de tarification», le tarif proposé par l’Arcep est de 3 euros TTC par colis.

L’autorité envisage toutefois le maintien d’un seuil permettant de conserver la quasi-gratuité des frais de port: «Cette pratique revient à restituer une partie de la marge réalisée sur une vente à l’acheteur en annulant ses frais de port. Elle est favorable aux consommateurs et est de nature à les inciter à commander plus de livres pour pouvoir bénéficier de frais de port plus attractifs. Dans ces conditions, il semble opportun qu’à partir d’un seuil d’achat de livres neufs le tarif minimum d’envoi des livres se réduise à 0,01 euro TTC, montant minimum permis par la loi no 2021-1901.»


Lire les Pouilles… ou pas

Consacrés à l’histoire des Pouilles et de ses personnages célèbres, des milliers d’ouvrages faisant partie du projet Leggi la Puglia ou Lire les Pouilles sont encore emballés dans des cartons, abandonnés dans la salle de stockage de la bibliothèque du Conseil régional de Bari.

Censé diffuser et valoriser culture et patrimoine locaux depuis 2018, Leggi la Puglia devait s’appuyer sur des publications réalisées sous la coordination de la section Bibliothèque et communication institutionnelle dirigée par Anna Vita Perrone. Cela représente plus de 80 livres en trois ans. Une commission interne jugeant des propositions a reçu des auteurs ou des maisons d’édition avant de choisir qui devait en réaliser l’impression.

Bien que les livres ne soient toujours pas parvenus jusqu’aux lecteurs, leur production continue d’être financée. Une situation incompréhensible, alors que les éditeurs italiens demandent l’intervention du gouvernement depuis novembre 2021 à la suite des tensions d’approvisionnement des matières premières nécessaires à la production de livres…