Un coffret sobre et élégant

Le coffret, rouge de l’extérieur, contient les opéras et récitals rangés dans des pochettes cartonnées dures, avec les couvertures des vinyles d’origine. Le gain sonore par rapport aux éditions précédentes est plus ou moins marqué selon les titres. Pour La Gioconda de Ponchielli version mono, les progrès sont spectaculaires: on n’a plus le sentiment d’un orchestre enregistré au fond d’un hangar. D’une manière générale, les voix gagnent en présence et l’orchestre a plus de relief. Maria Callas n’ayant jamais eu un timbre authentiquement beau et pur, ses qualités expressives comme ses fêlures (hétérogénéité des registres, acidité) ressortent d’autant plus nettement. L’avantage du coffret, c’est que le livret d’accompagnement contient des textes passionnants, en particulier sur l’histoire des bandes et la remastérisation. Des reproductions de lettres témoignent des difficultés à organiser des séances d’enregistrement avec Callas. Et puis les photos de la cantatrice sont d’une beauté émouvante. Les titres sont aussi disponibles séparément.