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Nicolas Maury et Vanessa Paradis dans «Un couteau dans le cœur».

Cinéma

«Un couteau dans le cœur»… et un poignard dans le slibard

Mêlant sur le mode parodique les émois du film «gay friendly» et les frissons du slasher, le film de Yann Gonzalez est un ratage de première bourre

Après des extraits préliminaires d’un porno homosexuel soft, on entre dans le vif du sujet: un jeune éphèbe est attiré par un sombre étranger au regard de braise et au masque de cuir. Il se laisse attacher. Sur ce, Leatherface dégaine son gode à cran d’arrêt et tchac! tchac! tchac! dans le fondement. Un corbeau issu des fantasmagories de Poe ne perd pas une miette du spectacle. Un couteau dans le cœur combine en un geste parodique les émois du film gay friendly et les frissons du slasher.

Anne (Vanessa Paradis, plus mauvaise que jamais avec sa voix de Mickey) produit des pornos gays bon marché. En pleine rupture amoureuse, elle s’enivre et compte les victimes du sicaire masqué. Une plume la met sur la piste d’un oiseau psychopompe qui nichait dans la forêt de Chaladre. Au fond du bois magique, elle trouve un cimetière et une mère inconsolable sur la tombe de son fils adolescent. A la fin du film, une voix off expliquera laborieusement les ressorts psychanalytiques et fantasmatiques ayant engendré cette série d’«homocides» (jeu de mots inclus dans le film).

On se pince: hormis sa nationalité française, qu’est-ce que ce tout petit navet dont la dimension caricaturale semble mal maîtrisée vient faire en Compétition? Doté d’un scénario indigent, nappé de synthés abominables, débitant ses litanies d’obscénités, la pochade de Yann Gonzalez (Les rencontres d’après minuit) aurait plus sa place en séance de minuit que dans la section reine du plus grand festival de cinéma du monde…

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