Il était sur toutes les lèvres. Mary & Max, de l’Australien Adam Elliot, a subjugué la belle ville annecienne. Il remporte, ex aequo avec Coraline de l’Américain Henry Selick, le Cristal du long métrage. Ces deux films, deux grosses productions, soulignent la tendance très nette à faire appel aux poupées et personnages de pâte à modeler, comme l’avait déjà fait Selick avec L’Etrange Noël de Monsieur Jack et avant lui Ladislas Starevitch dans les années 1920, ou Jiri Trnka dans les années 1950.

Un troisième film en 2D, avec un mélange 3D, a été récompensé, Brendan et le secret de Kells, de Tomm Moore et Nora Twoney, une coproduction franco-belgo-irlandaise.

Du côté des films de fin d’études, quatre films ont été primés (un seul film suisse était sélectionné) dont un film taïwanais et un norvégien en 2D, un film de l’école des Gobelins (lire ci-dessus) en mélange 3D et animation d’objet, et un joli conte (mais une conception visuelle décevante) sur l’origine extraterrestre de l’homme Ex-ET, de l’école française ESMA, qui imagine une planète où règne l’ordre et où chaque enfant perturbateur est envoyé sur Terre sous forme de fœtus.