Cinquante ans déjà!» C'est vrai que Michel Corboz a toujours gardé, de près ou de loin, ses quartiers aux Concerts Bach. Une série qui s'épanouit depuis 50 ans dans l'atmosphère particulière du Temple de Lutry (VD), un lieu «où l'on peut entendre le silence», comme aime à le dire Bernadette Elöd. Pour l'occasion, la directrice artistique a vu grand: le budget de la saison 2008-2009 a doublé par rapport aux années précédentes.

Les sept concerts, répartis entre octobre et avril, proposent bien évidemment des œuvres de Bach (l'Oratorio de Noël avec le Kammerorchester Basel et la Camerata Vocale de Fribourg-en-Brisgau, La Passion selon St-Mathieu avec la Chapelle vocale et instrumentale de Lausanne). Mais aussi les derniers chefs-d'œuvre vocaux de Mozart (le Requiem et la Messe en ut mineur par l'OCL et le Chœur Novantica de Sion), et une incursion bienvenue dans la musique contemporaine, lors d'un hommage aux fondateurs des Concerts Bach, Edgar Schann et Arpàd Gérecz. A cette occasion, la Camerata Bern, sous la houlette du hautboïste et compositeur Heinz Holliger, s'adonnera à la musique de Sándor Veress et Dinu Lipatti. En clôture de saison, un mini-festival, «Les folles journées J.-S. Bach», présentera des artistes tels Cédric Pescia, Gustav Leonhardt ou Miklòs Perényi.

Pour l'heure, l'Ensemble Vocal de Lausanne ouvre les feux dimanche. Au programme, le flamboyant Dixit Dominus de Haendel, si virtuose que Michel Corboz a attendu trente ans avant d'oser l'aborder, et la douloureuse Cantate BWV 21 Ich hatte viel Bekümmernis de Bach.

Premier volet des Concerts Bach, dim. 26 octobre au Temple de Lutry. Rens. 021 791 47 65.