Cinéma

«Un ennemi qui vous veut du bien», le charme décadent de la bourgeoisie

Le Valaisan Denis Rabaglia retrouve une nouvelle fois l’Italie pour une comédie noire racontant l’improbable rencontre entre un professeur d’astrophysique et un tueur à gages

Si on dit qu’on est tous l’ennemi de quelqu’un, n’aurait-on pas tous, à l’inverse, un ennemi? C’est la question que va se poser Enzo Stefanelli, professeur d’astrophysique en fin de carrière, après avoir sauvé nuitamment la vie d’un jeune tueur à gages. En guise de remerciement, celui-ci lui fait en effet une surprenante proposition: nomme ton pire ennemi et je le supprime!

A partir de cet argument, le plus italien des cinéastes romands, Denis Rabaglia, tire les fils d’une histoire en forme de spirale infernale qui va voir les acquis d’Enzo voler en éclats. Se rendant peu à peu compte qu’il est devenu comme une sorte d’étranger au sein de sa propre famille, tandis que les mérites d’une de ses plus grandes découvertes sont revenus à un collègue, ce bourgeois arrivé à la fin de sa carrière va réaliser qu’il a peut-être bien plus d’ennemis potentiels que d’alliés indéfectibles.