Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Une des affiches du spectacle «Gigi l'aime show». (DR)

Jeune public

Un festival pour un lapin

Le Théâtre des Grottes, à Genève, accueille les aventures de Gigi Lapin en quatre épisodes. Pour le plus grand bonheur des enfants dès 2 ou 3 ans

Dans la salle d’accueil du Théâtre des Grottes, le ton est donné. A gauche, de grandes feuilles et des feutres pour dessiner, des montagnes de livres et de briques kapla. A droite, un bar à sirop autogéré, des bonbons véganes et bios, des fruits secs et des tartines. Nathalie Athlan a souhaité créer une ambiance pour son petit festival dédié à Gigi Lapin. Il y a même des produits dérivés: flip books, gobelets ou sous-main à colorier. Tout, ou presque, évoque le carton et le papier kraft, ton sur ton avec le monde de Gigi.

Scènes répétées

Gigi, donc, est un lapin en tissu s’exprimant essentiellement en tournicotant ses oreilles. Nathalie Athlan, éducatrice et conteuse qui intervient dans un certain nombre de crèches genevoises, lui a donné vie à travers quatre spectacles courts. Elle les réunit pour la première fois. Dans l’un, l’animal cherche une jolie fleur rouge, dans l’autre, il craint une grosse peur bleue, il sieste ou il croque. La trame, ponctuée de jeux de mots et de sons, repose sur la répétition de scènes presque identiques. Et si la redite peut sembler ennuyeuse pour les parents, elle ravit les petits, trop fiers et heureux de participer afin de montrer qu’ils ont compris.

Un «doudou narratif»

Pour Nathalie Athlan, Gigi est un «doudou narratif», héraut de la lutte de la compagnie Au petit bonheur les mots pour apporter le récit, la langue et les livres au cœur des familles. Les spectacles, qui tiennent presque du conte tant les accessoires et la mise en scène sont minimalistes, s’adressent aux enfants dès 2 ou 3 ans, ce qui n’est pas si fréquent.


«Gigi l’aime show», Théâtre des Grottes, Genève, jusqu’au 8 septembre. www.nathalieathlan.com

Publicité
Publicité

La dernière vidéo culture

Le performeur Yann Marussich se fait imprimer Le Temps sur le corps

Un soir à la rédaction du Temps. La salle de réunion est transformée en labo photo géant éclairé de rouge. Au milieu de la pièce, l'artiste Yann Marussich, rendu photosensible. Sur son corps nu se développent des titres du «Temps». 60 spectateurs assistent à l'expérience qui dure 45 minutes.

Le performeur Yann Marussich se fait imprimer Le Temps sur le corps

n/a
© Arnaud Mathier/Le Temps