Les restaurateurs du chantier d'Assise sont en train d'expérimenter une nouvelle méthode d'assemblage des fragments: l'assemblage virtuel sur support virtuel. L'idée est simple: confier l'assemblage à un calculateur travaillant sur des images numériques à haute résolution. La constitution d'une bibliothèque digitale de tous les fragments, en les photographiant, est en cours.

Il est moins simple de construire un logiciel qui soit capable de reconnaître les fragments sur la base de certaines caractéristiques, dont la couleur, qui reste un critère fondamental, de les comparer, de calculer le nombre de combinaisons pertinentes et, pourquoi pas, de procéder dans certains cas à un assemblage automatique. Deux ingénieurs informaticiens y travaillent. La difficulté est évidente: un fragment physique est beaucoup plus riche d'informations que son double numérique.