Deux autres projets de musée romands reposent sur une alliance du public et du privé. A Lausanne, où une nouvelle Fondation de soutien au Musée des beaux-arts a vu le jour en juin 2007. Mais aussi à Genève, pour l'agrandissement du Musée d'ethnographie, après l'échec du projet de la place Sturm en 2001.

• La Fondation pour le Musée cantonal des beaux-arts de Bellerive réunit des représentants de milieux économiques, artistiques, des collectionneurs et donateurs. Autant de personnes ou d'instances plus ou moins directement impliquées. Elle recherche notamment des fonds privés, au maximum la moitié des frais de construction estimés à 66 millions de francs. Un investissement qui correspond à la philosophie défendue par son président, Me François Carrard, quand on évoque une souscription à la genevoise. Pour lui, c'est à d'autres d'imaginer populariser la recherche de fonds, comme plus généralement la campagne pour le musée. Ce serait donner trop de poids à une fondation privée pour un projet qui appartient à l'Etat. La réflexion est dans le camp de François Roch, nommé coordinateur de la campagne par la conseillère d'Etat Anne-Catherine Lyon.

• Au Musée d'ethnographie de Genève, la Fondation est en place mais n'activera sa recherche de fonds qu'en fin d'année. Pour compléter les fonds publics (32 millions de francs pour la Ville, 10 pour l'Etat et 7 pour l'Association des communes) et les 9 millions du legs Lancoux, afin d'atteindre les 60 millions nécessaires.

• Et d'autres projets? Rien qu'à Genève on pense à la nouvelle Comédie, à une Maison de la danse... Pour Patrice Mugny, «si le partenariat public/privé mis en œuvre pour réaliser le projet du MAH ne préfigure en aucune manière un schéma de partenariat applicable à d'autres projets à l'avenir, il est en revanche bien sûr un exemple qu'on aimerait pouvoir reproduire». Tout, pour lui, si des privés veulent s'engager, est affaire de négociation et de claire répartition des rôles.