Nomination

Un nouveau patron à La Bâtie

Le conseil de fondation du grand festival genevois a tranché. Il a opté pour une solution locale. Son nom sera annoncé lundi

L’un des secrets les mieux gardés de la République. Le festival de La Bâtie aura bientôt un nouveau directeur, appelé à succéder dès l’automne prochain à Alya Stürenburg Rossi. Selon nos informations, le conseil de fondation s’est réuni cette semaine et a tranché. Il avait le choix entre deux candidats, confirme Oliver Büll, président de la fondation. «Mais je ne vous en dirai pas plus, le nom sera dévoilé ce lundi.»

«Nous avons reçu 24 dossiers complets, dont sept de l’étranger», précise-t-il quand même. C’est un peu moins que pour la Nouvelle Comédie, mais c’est tout à fait honorable. Formée de quatre membres du conseil de fondation et de deux experts extérieurs, une commission de sélection a retenu huit candidats. Les deux plus intéressants ont été auditionnés au début de la semaine.

Une solution locale?

Mais alors qui? Il se murmure qu’une solution locale a été privilégiée, comme souvent à La Bâtie. Hasard? Au début des années 2000, le Fribourgeois Olivier Suter et le Catalan Maurici Farré ont occupé successivement le fauteuil de directeur. Dans les deux cas, ils ont dû rapidement renoncer à leurs fonctions. La Genevoise Alya Stürenburg Rossi, elle, a fait carrière au sein du festival. Responsable de presse, puis programmatrice, elle dirige l’institution depuis 2007. «Je n’ai pas suivi le processus de nomination, déclare-t-elle. Je me suis tenue à l’écart, c’est plus sain ainsi. Je me concentre sur ma dernière édition.»

Dès la fin du mois d’août, celle-ci essaimera concerts, performances, spectacles de danse et de théâtre, soit le meilleur d’une certaine création contemporaine. Certitude: le timonier de La Bâtie sera appelé à réinventer peu ou prou sa formule, aiguillonné par le succès grandissant d’Antigel. Lancé en 2011, ce festival rayonne au cœur de l’hiver dans la plupart des communes du canton, sous la direction d’Eric Linder, un ancien de La Bâtie justement, et de Thuy-San Dinh. Cette émulation promet.

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