Catherine Morand, programmatrice du Salon africain du livre à Genève – manifestation placée au cœur du Salon international du livre et de la presse –, s’en est allée. C’est désormais à Pascale Kramer qu’Isabelle Falconnier, présidente du Salon du livre, a confié la charge de faire connaître en Suisse romande la littérature africaine. «J’ai un lien fort avec les auteurs africains, explique la romancière suisse, puisque je vis en France, mais que je suis, comme eux, une auteure francophone. Il y a d’un côté les auteurs franco-français, de l’autre, les francophones, ce sont deux mondes parallèles. Mon étiquette «suisse» me permet de voyager entre les deux. J’ai fréquenté, du coup, beaucoup d’auteurs francophones. Je suis jurée du Prix des cinq continents de la francophonie. Je me suis retrouvée dans beaucoup de salons francophones… Je ne suis cependant pas une spécialiste de la littérature africaine. J’ai donc accepté la proposition d’Isabelle Falconnier à condition d’être secondée par Boniface Mongo-Mboussa, qui est un journaliste essayiste et professeur congolais auteur de deux très beaux essais sur la littérature africaine dans la collection Continents noirs, Désir d’Afrique et L’Indocilité (Gallimard).»

«Nous aurons des têtes d’affiche, dont Alain Mabanckou. Et bien sûr des écrivains moins connus. L’idée est aussi d’offrir un débouché à l’édition africaine qui a de grands problèmes pour exister dans l’espace francophone, ce qui, comme le savent bien les Suisses, n’est pas facile.»