Avec sa savane luxuriante plus vraie que nature, ses antilopes bondissant par centaines et son soleil levant se reflétant sur des étangs envahis de flamants roses, Le Roi Lion donne le ton dès sa séquence d’ouverture. Ce n’est même pas qu’on se croirait dans un documentaire animalier: on y est! Et pourtant, chaque arbre, brin d’herbe, fourrure, plume… jusqu’au moindre caillou, a été créé en images de synthèse.

Malgré les apparences, on est donc dans le cadre d’un pur film d’animation. Jusqu’ici, rien de bien extraordinaire, si ce n’est un photoréalisme absolument bluffant. Mais la production a en réalité poussé les choses bien plus loin que ça, en créant un plateau de cinéma virtuel suffisamment vaste et complet pour permettre d’y tourner comme en prises de vues réelles, avec des chariots, des grues, des objectifs de caméra bien spécifiques… Eux aussi bien entendus fictifs. Une vraie révolution qui rend tout à coup la frontière entre film live et animation sacrément floue.