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Livres

Un rêve crevé au bout du monde

En même temps que «Bibi», plusieurs romans phares sortent en poche

La parution chez Grasset, en pleine rentrée littéraire, de Bibi place sous les projecteurs Victor-Lévy Beaulieu et toute son œuvre. Fort à propos en effet, la maison d’édition du Boréal à Montréal sort en poche début octobre deux romans phares de l’auteur québécois et d’autres viendront bientôt.

Mais revenons pour le moment à Bibi, longue errance hallucinée, entre Libreville au Gabon et le Montréal des années 1950-70, d’un homme, Bibi, la soixantaine très alcoolisée, la souffrance aiguë de la polio à fleur de peau, un homme pétri de quelques-unes des vies de Victor-Lévy Beaulieu lui-même, on s’en doute, mais grossies, renversées, malaxées. Bibi poursuit une femme, Judith, aux immenses yeux violets, aimée à la folie à 20 ans et perdue. Après 40 ans de silence, elle ressurgit par le biais de lettres où elle donne rendez-vous au vieil homme aux quatre coins du monde sans que jamais elle ne se montre. Hanté par ces yeux violets, le voyageur harassé chante, dans un monologue incantatoire, sa quête d’une libération personnelle et politique.

Le roman croise les thèmes et les niveaux de lecture: récit de conquête de soi et de sa liberté intérieure, Bibi peut être lu aussi comme une parabole du destin québécois de ces 40 dernières années.

James Joyce, l’Irlande, le Québec, les mots, qui ressort chez Boréal, écrit en 2006, mêle, avec beaucoup d’illustrations, la biographie de l’écrivain irlandais, l’histoire de l’Irlande et du Québec à des mises en abymes de la vie de Victor-Lévy Beaulieu. Un livre-île considéré comme son chef-d’œuvre. Mémoires d’outre-tonneau, c’est le tout premier livre, la première pierre de l’édifice.

Victor-Lévy Beaulieu,

«Bibi», Grasset, 594 p.  «Mémoires d’outre-tonneau», Boréal, 148 p. (parution le 7 octobre.) «James Joyce, l’Irlande, le Québec, les mots», Boréal, 1080 p. (parution le 7 octobre).

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