Quand la tempête souffle au dehors, quand la menace est invisible, quand on se retrouve sous séquestres, quand le tsunami enfle à l’horizon, il faut de solides poteaux d’angle auxquels s’accrocher. Ça tombe bien, j’en ai dans ma bibliothèque. Ils ont été plantés par un certain Henri Michaux, ces Poteaux d’angle. Et, en période de détresse, je reviens inlassablement tourner autour, vérifier leur solidité. Je songe même à m’y attacher bien étroitement pour ne pas être emportée. Se faire «skieur au fond d’un puits».