L’intronisation genevoise d’Anna Bolena est belle, sans étinceler. C’est d’abord que l’opéra de Gaetano Donizetti, peu enregistré et produit, est une partition aux longueurs et aux lourdeurs difficiles à éviter. Après Callas et Visconti qui la firent revivre en 1957 à la Scala de Milan, la renommée de l’ouvrage, bien que ranimée, n’en est pas moins restée presque confidentielle depuis.