Splendeur des costumes, clins d’œil au théâtre classique, délire des situations: La Belle Hélène à l’Opéra de Lausanne est une réussite. Dans l’opéra-bouffe d’Offenbach, calqué sur les personnages de l’Antiquité, rois et reine sont les jouets de la déesse Vénus; Hélène subit l’aiguillon du désir; la guerre de Troie pointe le bout de son armure à la fin de l’opéra-bouffe, au moment où le jeune berger Pâris enlève la belle reine de Sparte sous les yeux de son mari ébahi, le fadasse Ménélas.

Lire aussi: Jacques Offenbach, un beau coup de canon