Univers à la Deschiens, côté pauvreté. Bonbonnière rose translucide à la Philippe Starck, côté noblesse. La Cenerentola genevoise pétille d’esprit, ravit l’œil et revigore les énergies. On ne peut souhaiter meilleur remède à la mélancolie pour ouvrir la saison lyrique en ces temps de pandémie rampante.

Laurent Pelly signe là un spectacle sans bémols: enlevé et profond, drôle et grinçant, onirique et concret. Dans la confrontation de la réalité et du rêve, le metteur en scène s’appuie sur les formidables décors de Chantal Thomas, où l’action bouillonne allègrement entre des modules à plusieurs niveaux qui glissent latéralement.