Lyrique

Une création sur le Major Davel à l’Opéra de Lausanne

La saison 2019-2020 de l’Opéra de Lausanne se veut variée, avec un nouvel opéra du Lausannois Christian Favre sur les derniers jours de l’illustre soldat vaudois

Un site internet relooké. Un visuel qui décline l’idée de «scandale». Le directeur de l’Opéra de Lausanne, Eric Vigié, a levé le voile sur la saison 2019-2020, variée, dans des genres très différents, avant un anniversaire qui marquera les 150 ans de l’institution en 2020-2021.

On peut se réjouir du retour du metteur en scène Stefano Poda (très bel Ariodante et Faut en 2016, Lucia di Lammermoor en 2017), qui ouvrira la saison avec Les contes d’Hoffmann d’Offenbach, sous la direction de Jean-Yves Ossonce. Il faut s’attendre à «un monde onirique, fantastique», à «un grand choc visuel», commente Eric Vigié. Toujours à l’occasion du bicentenaire de la naissance d’Offenbach, La belle Hélène sera mise en scène par l’acteur et comédien Michel Fau.

Un nouvel «Elixir d’amour»

Côté baroque, Ottavio Dantone s’empare d’Il Giustino de Vivaldi en version concert. Autre rareté: une cantate pour voix, clarinette concertante et chœurs de Meyerbeer, Gli amori di Teolinda, par le chef Diego Fasolis, avec Lenneke Ruiten (soprano), Davide Bandieri (clarinette solo), le Chœur de l’Opéra de Lausanne et l’OCL.

Eric Vigié est fier de pouvoir présenter la zarzuela Doña Francisquita de l’Espagnol Amadeo Vives, ainsi que Candide de Bernstein, d’après Voltaire, par le metteur en scène Vincent Boussard, avec le ténor américain Miles Mykkanen et la soprano lausannoise Marie Lys en Cunégonde. Deux reprises, Pierre et le loup de Prokofiev, et L’élixir d’amour de Donizetti monté en 2012 – mais avec une distribution renouvelée –, complètent l’offre.

Première mondiale pour un martyr

Le vaste Coro de Luciano Berio (par Emilio Pomarico et des étudiants des hautes écoles romandes et tessinoises) et trois concerts, deux par l’Ensemble vocal de Lausanne, l’autre par le Chœur de l’Opéra de Lausanne, ainsi que le retour du Béjart Ballet Lausanne (pour trois soirées), étoffent le programme.

Mais le projet le plus ambitieux, c’est la création d’un nouvel opéra sur les derniers jours du major Davel (décapité au bord du lac Léman, à Vidy, en 1723), par le compositeur lausannois Christian Favre, sur un livret de René Zahnd. Le baryton Régis Mengus tiendra le rôle titre, et l’ouvrage – au langage musical accessible – s’annonce «lyrique, soutenu, angoissant», davantage tourné vers la figure de martyr et le récit de l’exécution qu’un opéra strictement «politique».


Opéra de Lausanne, saison 2019-2020

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